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Le blog | Réflexions

oct. 4, 2021

Alors que la crise sanitaire semble marquer le pas et que la reprise économique commence à peine à se manifester, les économies européennes sont confrontées à de fortes tensions d’approvisionnement dans un grand nombre de secteurs d’activité. Sans connaitre la même situation que la Grande-Bretagne post Brexit, la France n’échappe pas à ce défi, qui révèle la faiblesse des politiques économiques, sociales et industrielles à l’œuvre depuis plus de 20 ans.

Indépassable, le dogme de l’austérité budgétaire a anesthésié les capacités de rebond et d’innovation à la fois de la puissance publique et des entreprises représentatives des filières traditionnelles, mais aussi fortement pourvoyeuses d’emplois.

L’absence de dialogue social s’est peu à peu transformée en incapacité à échanger, favorisant des postures d’autorité peu compatibles avec le partage d’idées, de visions ou la co-construction de projets collectifs ambitieux. 

Le libéralisme, voire l’ultra-libéralisme, s’étant imposé comme une vérité révélée a évidemment favorisé le désengagement de la puissance publique de l’action économique et industrielle.

A une échelle plus micro-économique, deux tendances majeures se dégagent, d’une part la conquête ou la reconquête de la souveraineté nationale ou européenne dans certaines filières – composants électroniques – matériaux de construction etc… et d’autre part le défi de la production. La première est largement commentée et sous-tend des projets d’entreprises, de filières et/ou de territoires. L’enjeu de maintenir et développer les métiers de production est souvent sous-évalué et les enjeux d’approvisionnement dans de nombreuses filières rappellent le caractère vital de cette fonction. Le développement des services et de la numérisation ne substitueront pas les produits, les équipements et les infrastructures, par exemple les véhicules et les routes ou les voies pour le transport de passagers ou de fret. Produire, quoi, comment où et avec quels profils d’hommes / femmes devrait être une question centrale de nos prochains débats nationaux. Mais rien n’est moins sûr !

 

Cette question se double d’un enjeu de reconquête de la maîtrise du temps long. Les grands projets d’équipement et d’infrastructure n’ont de sens que dans le long, voire le très long terme – plus de 20 ans – Aujourd’hui acteurs privés ou publics exigent une évaluation à 3 ou 5 ans au mieux ! Faute de visibilité et de garantie, ils en sont réduits à bloquer ou à initier des projets sans apporter une quelconque démonstration de leur intérêt ou de leur risque.

 

Ayant visité hier le chantier du tunnel du Lyon Turin, j’ai constaté que ce projet à plusieurs milliards d’Euros reposait beaucoup sur l’hypothèse d’une report massif du transport routier sur le transport ferroviaire. Comment opère-t-on cette mutation ? Avec quels moyens, notamment légaux et réglementaires ? Comment convaincre les chargeurs de passer du camion au wagon ? Ces questions sont aujourd’hui largement sans réponse, mais les acteurs décisionnaires font comme si. L’engagement de l’argent public qui en résulte constitue un grand pari sur l’avenir et / ou reporte sur les générations futures une énorme charge de remboursement. 

 

Les jeux de pouvoir et de lobby et le soi-disant jeu du marché  ne peuvent suffire à dessiner un futur acceptable. Les parties prenantes, au premier rang desquelles, les citoyens, ont l’ardente obligation de questionner et d’exiger des engagements forts et sur longue durée aux décisionnaires politiques et aux acteurs économiques. Il en va de notre avenir collectif à un triple niveau, écologique, économique et social – sociétal – .

Alors que la crise sanitaire semble marquer le pas et que la reprise économique commence à peine à se manifester, les économies européennes sont confrontées à de fortes tensions d’approvisionnement dans un grand nombre de secteurs d’activité. Sans connaitre la même situation que la Grande-Bretagne post Brexit, la France n’échappe pas à ce défi, qui révèle la faiblesse des politiques économiques, sociales et industrielles à l’œuvre depuis plus de 20 ans.

Indépassable, le dogme de l’austérité budgétaire a anesthésié les capacités de rebond et d’innovation à la fois de la puissance publique et des entreprises représentatives des filières traditionnelles, mais aussi fortement pourvoyeuses d’emplois.

L’absence de dialogue social s’est peu à peu transformée en incapacité à échanger, favorisant des postures d’autorité peu compatibles avec le partage d’idées, de visions ou la co-construction de projets collectifs ambitieux. 

Le libéralisme, voire l’ultra-libéralisme, s’étant imposé comme une vérité révélée a évidemment favorisé le désengagement de la puissance publique de l’action économique et industrielle.

A une échelle plus micro-économique, deux tendances majeures se dégagent, d’une part la conquête ou la reconquête de la souveraineté nationale ou européenne dans certaines filières – composants électroniques – matériaux de construction etc… et d’autre part le défi de la production. La première est largement commentée et sous-tend des projets d’entreprises, de filières et/ou de territoires. L’enjeu de maintenir et développer les métiers de production est souvent sous-évalué et les enjeux d’approvisionnement dans de nombreuses filières rappellent le caractère vital de cette fonction. Le développement des services et de la numérisation ne substitueront pas les produits, les équipements et les infrastructures, par exemple les véhicules et les routes ou les voies pour le transport de passagers ou de fret. Produire, quoi, comment où et avec quels profils d’hommes / femmes devrait être une question centrale de nos prochains débats nationaux. Mais rien n’est moins sûr !

 

Cette question se double d’un enjeu de reconquête de la maîtrise du temps long. Les grands projets d’équipement et d’infrastructure n’ont de sens que dans le long, voire le très long terme – plus de 20 ans – Aujourd’hui acteurs privés ou publics exigent une évaluation à 3 ou 5 ans au mieux ! Faute de visibilité et de garantie, ils en sont réduits à bloquer ou à initier des projets sans apporter une quelconque démonstration de leur intérêt ou de leur risque.

 

Ayant visité hier le chantier du tunnel du Lyon Turin, j’ai constaté que ce projet à plusieurs milliards d’Euros reposait beaucoup sur l’hypothèse d’une report massif du transport routier sur le transport ferroviaire. Comment opère-t-on cette mutation ? Avec quels moyens, notamment légaux et réglementaires ? Comment convaincre les chargeurs de passer du camion au wagon ? Ces questions sont aujourd’hui largement sans réponse, mais les acteurs décisionnaires font comme si. L’engagement de l’argent public qui en résulte constitue un grand pari sur l’avenir et / ou reporte sur les générations futures une énorme charge de remboursement. 

 

Les jeux de pouvoir et de lobby et le soi-disant jeu du marché  ne peuvent suffire à dessiner un futur acceptable. Les parties prenantes, au premier rang desquelles, les citoyens, ont l’ardente obligation de questionner et d’exiger des engagements forts et sur longue durée aux décisionnaires politiques et aux acteurs économiques. Il en va de notre avenir collectif à un triple niveau, écologique, économique et social – sociétal – .

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