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Le blog | Réflexions

janv. 29, 2018

Confrontées à des environnements très mouvants, voire chaotiques de par l’amplitude des mouvements et de par l’accélération des phénomènes, les entreprises et leurs dirigeant tentent de mieux gérer les incertitudes du marché en s’adaptant au plus près des derniers évènements ou des annonces pour le futur très proche. Il en résulte une montée des incertitudes en interne dans les organisations et une déstabilisation plus ou moins prononcée des équipes et des collaborateurs, qui perçoivent de moins en moins le sens de leur action et de leur travail. D’où des pertes de motivation, le sentiment de ne plus être reconnu, une augmentation du turn-over et des burnout plus fréquents.

A cette frénésie de changements s’ajoute l’approximation des analyses et des décisions, qui empêche de trancher et de décider clairement et sereinement. Qu’elles soient externes ou même internes, les informations et les données sont toujours approximatives et plus ou moins sujettes à caution. Les modifications du système d’informations, du mode de présentation des données, voire de la définition même des termes brouillent les repères et empêchent la construction d’une représentation commune et partagée d’une activité ou d’un marché au sein d’une organisation. Cette situation laisse le champ libre à des interprétations diverses et variées dans lesquelles le dirigeant cherchera à puiser sa justification personnelle.

Mais la performance globale de l’entreprise s’en trouve-telle améliorée ? Rien n’est moins sûr. A plusieurs reprises dans ce blog, nous avons discuté les conséquences et les enjeux liés à la financiarisation accrue de l’économie, à la toute-puissance de l’objectif de cash disponible et à la logique omniprésente du court terme dans les choix et les décisions des entreprises. La recherche de l’affichage de la performance l’emporte désormais sur la performance intrinsèque et les indicateurs de trésorerie sur les indicateurs économiques. Peu importe que cette évolution ne se traduise pas par une amélioration durable de la position concurrentielle, par le renforcement ou le renouvellement de l’avantage concurrentiel et qu’elle se concrétise au contraire par la perte de repères, la fragilisation du positionnement et par un mal-être chez les collaborateurs et par un climat de plus en plus délétère dans l’organisation.

L’art du pilotage et du management consiste alors pour le dirigeant à éviter la survenue d’accidents trop visibles pendant la durée de son mandat. En cas d’incident ou de de sinistre, sa défense visera à exploiter et à retourner les incertitudes et les approximations à son profit pour dégager ou atténuer sa responsabilité. Devenue souvent un standard de management, l’injonction contradictoire réduit la performance des organisations et menace la santé des salariés.

Et si la performance globale était d’abord le fruit d’un engagement de long terme des actionnaires et des salariés pour contrôler une filière ou un marché en conjuguant en permanence innovation, internationalisation, investissement, qualification et recherche de la sérénité par la permanence dans le temps des choix et des orientations ! 

Confrontées à des environnements très mouvants, voire chaotiques de par l’amplitude des mouvements et de par l’accélération des phénomènes, les entreprises et leurs dirigeant tentent de mieux gérer les incertitudes du marché en s’adaptant au plus près des derniers évènements ou des annonces pour le futur très proche. Il en résulte une montée des incertitudes en interne dans les organisations et une déstabilisation plus ou moins prononcée des équipes et des collaborateurs, qui perçoivent de moins en moins le sens de leur action et de leur travail. D’où des pertes de motivation, le sentiment de ne plus être reconnu, une augmentation du turn-over et des burnout plus fréquents.

A cette frénésie de changements s’ajoute l’approximation des analyses et des décisions, qui empêche de trancher et de décider clairement et sereinement. Qu’elles soient externes ou même internes, les informations et les données sont toujours approximatives et plus ou moins sujettes à caution. Les modifications du système d’informations, du mode de présentation des données, voire de la définition même des termes brouillent les repères et empêchent la construction d’une représentation commune et partagée d’une activité ou d’un marché au sein d’une organisation. Cette situation laisse le champ libre à des interprétations diverses et variées dans lesquelles le dirigeant cherchera à puiser sa justification personnelle.

Mais la performance globale de l’entreprise s’en trouve-telle améliorée ? Rien n’est moins sûr. A plusieurs reprises dans ce blog, nous avons discuté les conséquences et les enjeux liés à la financiarisation accrue de l’économie, à la toute-puissance de l’objectif de cash disponible et à la logique omniprésente du court terme dans les choix et les décisions des entreprises. La recherche de l’affichage de la performance l’emporte désormais sur la performance intrinsèque et les indicateurs de trésorerie sur les indicateurs économiques. Peu importe que cette évolution ne se traduise pas par une amélioration durable de la position concurrentielle, par le renforcement ou le renouvellement de l’avantage concurrentiel et qu’elle se concrétise au contraire par la perte de repères, la fragilisation du positionnement et par un mal-être chez les collaborateurs et par un climat de plus en plus délétère dans l’organisation.

L’art du pilotage et du management consiste alors pour le dirigeant à éviter la survenue d’accidents trop visibles pendant la durée de son mandat. En cas d’incident ou de de sinistre, sa défense visera à exploiter et à retourner les incertitudes et les approximations à son profit pour dégager ou atténuer sa responsabilité. Devenue souvent un standard de management, l’injonction contradictoire réduit la performance des organisations et menace la santé des salariés.

Et si la performance globale était d’abord le fruit d’un engagement de long terme des actionnaires et des salariés pour contrôler une filière ou un marché en conjuguant en permanence innovation, internationalisation, investissement, qualification et recherche de la sérénité par la permanence dans le temps des choix et des orientations ! 

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